La France est... bonne et plus : belle...

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... et plus avec de la Poésie. Pourquoi la poésie ?

                           Parce que c'est beau, et pour un monde plus beau.

                                        "Le Beau, le Bon, le Vrai"

                 Ci-dessous mes fables et poèmes, illustrant parfois l'actualité d'aujourd'hui, ainsi de l'affaire Carlos Ghôsn dans "Le Lion et ses alliés" (*) (fable 24), ou "Le Pot de Terre et le Pot de Fer" (fable 28), et autres faits actuels avec "Le Loup, la Chèvre et le Chevrier" (fable 37), ou l'instance écologique avec "Le Petit Prince" (fable 21), "Les deux ânes" (fable 14)... ou l'explosive course au Capitalisme avec "La Grenouille et le Boeuf" (fable 27)...

(*) Cliquez : https://www.mesopinions.com/petition/justice/sauvons-carlos-ghosn-sauvons-renault/56834

                      Pour voir mon autre site, cliquez ici : www.lafranceestbelle.com

                                                             ........ (sites en évolution) ........

                   Du nouveau sur le site avec de la "Grande Musique" : Voir à la fin du 6ème poème ci-dessous intitulé "Paris Notre-Dame" !...

           

                                    ~  1.  La Fontaine et Versailles   ~

               Monsieur de la Fontaine était si bon poète,

                        Que souvent à le lire on trouve du plaisir ;

                        Soit l'une ou l'autre fable, on ne saurait choisir :

                        Ou l'une a plus de charme, ou l'autre est plus en fête !...

 

                         Brilla-t-il ce Grand Siècle(1), et sa longue comète

                         D'esprits resplendissants : Molière à en mourir...

                         De rire !... Et puis Racine, et Perrault à loisir,

                         Descartes et Pascal, Sévigné, La Fayette !...

 

                         Contes, fables, récits... théâtres ont réjoui :

                          Louis quatorze et l'Europe en sont tout éblouis !... 

               Tant Versailles en fleurs exhale ses fragrances :

 

           Trianons, Grand canal, et jardins à l'entour 

           Du beau Palais !... Paris ! valent bien ce détour :

           Séduit, le monde entier, est en visite en France !...

     (1) Il est remarqué historiquement que les Dirigeants ou Souverains les plus "éclairés" et les plus célèbres souvent, sont ceux qui (au cours d'un long règne en période faste), ont su favoriser tous artistes, éducateurs ou créateurs de richesses culturelles et humaines : du Siècle de Périclès, en Grèce, au Grand Siècle de Louis XIV en Europe, en passant par la République de César à Rome...

 

                              ***  2.  Les Jardins de Versailles   ***

               S'il vous plaît qu'on s'en aille au Palais de Versailles, 

               on s'en visitera, des fastes du Grand Roi, 

               ses jardins de Le Nôtre(1), et ses bassins, son bois :

                   brillera "le Soleil" sur ces temps en grisailles...

   

               Soit simple promenade ou nobles épousailles,

                   comme Prince et Princesse aux contes d'autrefois,

                   y croisant quelque fée, une muse, ou parfois

                   ces marbres à l'antique en songes et semailles,

 

                   de "vasque d'Encelade"(2) en "miroir d'Apollon"(3),

                   de fontaine en cascade, à fleurs de Trianons(4),

                   au 'parfum d'ambroisie'(5) on voisine les dieux :

 

               "Grandes eaux" et musique !... En soirée ? Ô délices

                   au "bassin de Neptune" où, de feux d'artifices

                   s'élevant gracieux, s'éblouissent les cieux...

(1) Le Nôtre : Jardinier en chef, créateur du Parc et des Jardins du Château de Versailles, et ami du roi Louis XIV, appelé aussi le "Grand Roi" ou le "Roi-Soleil". 

(2) Encelade : Chef des Géants, révoltés contre Zeus le père des dieux ; écrasé sous l'île de Sicile, ses mouvements et sa respiration se manifestent par les secousses et les éruptions du volcan Etna.

(3) Apollon-Phébus : Fils de Zeus et de Léto, frère jumeau de Diane-Artémis-Phébé, et dieu de la lumière, de l'harmonie et de l'oracle, dieu de la Médecine et de la purification, de la musique, de la danse, de la poésie, des arts et des sciences, dieu de la jeunesse éternelle, etc...

(4) Trianons :  Le Grand Trianon ou Trianon de marbre, est un château que Louis XIV fait construire en 1687 par Jules Hardouin-Mansart, au sein du parc du château de Versailles. Le Petit Trianon est un domaine du parc du château de Versailles, comportant un petit château entouré de jardins de styles variés.

(5) Ambroisie : nectar, nourriture des dieux et «huile divine, fleurant la rose, » utilisée comme onguent pour oindre et préserver le corps des dieux, ou pour conférer à un mortel l'immortalité.

                                                     --------------------------- 

                                               ~ 3.  La Joconde  ~

                Au Louvre aux beaux salons allons voir La Joconde,

                où son charmant visage au sourire gracieux,

                d'un surprenant regard vous poursuivant des yeux,

                restera, pour longtemps, des plus jolis du monde.

 

                Tant d'âme, et de présence, a sa figure ronde...

                Et son buste, et ses mains au dessin délicieux !

                Ce divin Léonard(1) , aux dons prodigieux,

                depuis le roi François sa légende se fonde...

 

                C'est qu'il est si vivant, c'est qu'il a tant d'attrait,

                des siècles se riant, ce sublime portrait

                d'éternel féminin : jeune mère, ou amante ?

 

                Epouse au bonheur sûr, dans sa sérénité ?

                Vierge à l'Enfant Jésus(2), dans sa Félicité ?

                Nul doute, assurément : c'est une femme aimante.

 (1) Léonard de Vinci, bien sûr, 1452-1519, le célèbrissime auteur de La Joconde, entre autres chefs-d'oeuvre, et hôte du roi François 1er au château d'Amboise (Indre-et-Loire) où il résida jusqu'à sa mort.

 (2) L'Enfant Jésus n'y figure pas, mais on peut se l'imaginer, comme on peut le voir sur d'autres oeuvres célèbres réalisées par le peintre.

                                                                    ---------------------

                                    ~  4.  L'Angélus de Millet(1)   ~

              "L'Angélus" de Millet, dans sa douce lumière

                  ce couple paysan, très humble, s'est penché,

                car tinte à l'horizon, de son lointain clocher,

                le timbre répété : c'est l'instant de prière.

 

                Dans toute la campagne, et par la France entière,

                courbé sous le soleil, chacun s'est dépéché,

                de grand coeur à l'ouvrage, et, pour s'en détacher,

                retentit dans les airs l'heure crépusculaire.

 

                Quand sonne l'Angélus, dans les ors du couchant,

                l'audience des croyants s'éjouit d'un beau chant :

                puisqu'est venu du ciel, à la Vierge Marie,

 

                l'Archange Gabriel à l'Annonce bénie...

                Dans sa Grâce, la Foi conforte ses élus,

                de l'aube jusqu'au soir, quand sonne l'Angélus.

      (1) "L'Angélus", sonné 3 fois,  matin, midi et soir, est une prière traditionnelle, et aussi une peinture à l'huile très connue, exposée au Musée d'Orsay à Paris, et réalisée en 1857 par Jean-François Millet, auteur d'autres représentations paysannes, comme  "Les Glaneuses", ou "La Récolte des pommes de terre",  témoignant de la vie des habitants des campagnes. 

                                                                     -------------------

                             5. Paris Tour Eiffel      

                       Paris, ta tour Eiffel fait-elle sa frivole,

               à fuser sa chandelle(1) en se haussant du col ?

               Là, sur les bords de Seine, où on la tient au sol,

               le monde entier s'y presse, avant qu'elle s'envole !

 

               Il paraît qu'amoureuse elle en perd sa boussole,

               là-bas, par La Défense(2), à lorgner son "guignol" !...

               Par un beau mariage, et une messe en "sol

               majeur", à Notre-Dame, il faut qu'on la console !...

 

               La princesse en dentelle et son prince officiel

               ne rêvant, voyez-vous, que de septième ciel,

               à nous d'organiser ces hautes épousailles :

 

              Pour la noce, on voudrait l'espace d'un palais,

              des jardins pour danser, au soleil s'il vous plaît :

              Pariez qu'on s'en aille au Palais de Versailles !

  (1) "Fuser en chandelle" ou "partir en chandelle" : avec un air de fusée... prête à décoller, la tour Eiffel n'était-elle pas en avance sur son temps, posée et lancée comme une promesse des progrès futurs ? De quoi s'ouvrir le ciel...

  (2) Les parisiens, et tous les visiteurs de Paris, connaissent les hautes tours du quartier de La Défense

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                                              ***  6.  Paris Notre-Dame(1)   ***

                    Quand sonnent à Paris, des tours de Notre-Dame

                les cloches et bourdons, s'envolent carillons, 

                s'envolent à l'azur comme des papillons

                sur les ailes du vent légères oriflammes :

 

                Passant la tour Eiffel, étincelante flamme,

                et passant Saint-Denis, de Hautes Dévotions,

                s'en viennent des clochers par les quatre horizons,

                ces échos s'assonant d'ancestrales "Sésame"...

 

                Tels, par toute l'Europe et par tout l'Occident,

                par l'Afrique et l'Asie et les cinq continents,

                passeurs d'éducation, tant d'hommes, tant de femmes,

 

                s'en sont allés, porteurs d'idéaux prodigieux,

                patients éducateurs, dévoués religieux...

                que partout "Amour" gagne, à ce supplément d'âme.

   (1) Ce poème m'a été inspiré à l'occasion du renouvellement de 9 des 16 cloches (il y en eut jusqu'à 20 !) dans les tours de Notre-Dame, en février 2013, dont le petit bourdon "Marie" de 6 tonnes et de 2 mètres de diamètre (le bourdon "Emmanuel", classé monument historique, y dépasse les13 tonnes!). Les cloches nouvelles et bourdons ont été sonnés pour la première fois lors de la cérémonie d'inauguration, qui s'est déroulée le 23 mars 2013,  sous la présidence de Mgr André Vingt-trois, Cardinal Archevêque de Paris, et en présence des officiels et personnalités, parmi la foule des parisiens et des  touristes.

De la Cathédrale on peut voir, écouter et s'en faire sonner les cloches (impressionnante symphonie !), en cliquant sur ce site : https://www.youtube.com/watch?v=u8cJRIud0KE 

On écoutera sur la même page d'autres belles et grandes voix de cloches : celles de "Big Ben" à Londres, de Baden-Baden en Allemagne, de Bruxelles en Belgique, et beaucoup d'autres en concerts de par le monde...

S'y entend aussi l'orgue magnifique, avec les merveilleux morceaux du grand Jean-Sébastien Bach...  

                             https://www.youtube.com/watch?v=8dQCvAQhIwA  

                             https://www.youtube.com/watch?v=bkUUjUJ4wHg

                             https://www.youtube.com/watch?v=Rb0UmrCXxVA

       Aussi de beaux chants religieux enchanteurs, dans l'espérance de notre enfance :

                           https://www.youtube.com/watch?v=LiAxFgz9cYc

                           https://www.youtube.com/watch?v=Bg0IFP6ORkY

                           http://gauterdo.com/ref/jj/j.irai.la.voir.un.jour.html

                            https://www.youtube.com/watch?v=DI5fi5hHEIU

                 Et ci-dessous la virtuose Alison Balsom et sa trompette éblouissante : 

                            https://www.youtube.com/watch?v=6-ojM-rfkkc&list=RD6-ojM-rfkkc#t=96

                             https://www.youtube.com/watch?v=V8hne2olwag

                             https://www.youtube.com/watch?v=B1eyZAedhY4

                         Et aussi Sarah Chang avec son violon magique ci-dessous :

             https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gpS_u5RvMpM#t=1

             https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=pwe-ST36KaM

             https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=L44QmaY4_VA

                                      Vanessa Mae ? Oui, pourquoi pas ?

            https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=X3jxIZyrwrg#t=3

                                    Encore ?... Ben oui ! (On n'ira pas se plaindre)

             https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=3x6qLGkyKfk

                                       Un bout de ciel bleu, un rayon de soleil...:

             https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Hg8Fa_EUQqY

             https://www.youtube.com/watch?v=PNc278W45ck&feature=player_detailpage

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                                                                  (2)

                                  *** 7. "Le Journal d'Anne Frank"   ***

                 Qu'il est éblouissant ton journal, Anne Frank :

                 Qu'en nous brisant le coeur il parle de "courage",

                 et "patience", et "bonheurs", de prisonnière "sage"

                 gardant sa "bonne humeur", et son "langage franc"!

 

                           C'est d'un "vaillant soldat"(dans quel monde souffrant !...)

                croyant à "l'Homme", à "Dieu", noble soeur à l'ouvrage,

                nous enseignant l'Amour, l'Honneur et le partage

                lorsqu'on "aime les gens", lorsqu'on a le coeur grand !

 

               "La guerre est un scandale !" hurlait ton innocence ;

               "la femme égale à l'homme !" annonce ta prescience

                d'écolière studieuse, au coeur pur, ingénu,

 

                et de "nature heureuse" : adieu crainte et ténèbres...

                Et ton nom brillera par l'Univers, connu,

                sans cesse étincelant, d' "un écrivain célèbre"(1) !

           (1) Anne Frank voulait être "journaliste" et devenir un "écrivain célèbre", a-t-elle mentionné dans son fameux Journal, qu'elle avait commencé d'écrire le jour de ses 13 ans, sur son cahier rouge à carreaux. Un cahier qu'elle avait reçu en cadeau de son père, pour son anniversaire(*). Elle a, malgré tout, atteint son but, puisque son Journal, qui est depuis édité dans le monde entier, continue d'avoir un succès considérable. Et quantité de rues, d'écoles, de jardins, de places, d'établissements... portent son nom.

(*) Une date anniversaire de surcroît, pur hasard, doublement et intimement mémorable à l'auteur de ce poème.

 (2)On remarquera, en 1ère photographie au-dessus de ce poème, la coiffure d'Anne Franck "à la Mickey", touchant clin d'oeil d'une préadolescente, à peine au sortir de l'enfance (un "détail" qui ne saurait échapper à un ancien abonné au journal Mickey). 

         

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  Et puis quelques "Fables du Jardin" (après les "Fables de la Fontaine")(1) pour sourire, inspirées des fables d'Esope :

après les versions de Phèdre, d'Avianus, de La Fontaine et de tant d'autres, voici les miennes, plus au goût du jour peut-être, en tous cas plus contemporaines ...

éducatives aussi, avec leurs nombreuses références mythologiques (n'oublions pas combien notre langue(2), notre culture, notre civilisation, nos valeurs, notre démocratie... sont aussi héritières de la civilisation gréco-romaine, les romains ayant occupé, comme chacun sait, toute l'Europe et tous les pays du bassin méditerranéen durant plusieurs siècles). 

(1) "çà coule de source !" me direz-vous, évidemment... Et les Fables de La Fontaine sur ces sites, entre autres, cliquez ici : https://www.poesie-francaise.fr/poemes-jean-de-la-fontaine/ ou ici : http://www.lesfables.fr/livre-1/le-corbeau-et-le-renard ou sur d'autres sites de littérature et poésie...  

(2) Car toutes nos langues, dans les pays européens, sont riches de leurs racines grecques et latines qui constituent et confortent leur assise, habillées qu'elles sont  par ce fabuleux héritage, et façonnées, valorisées par tout le faste et la grandeur de ces deux merveilleuses, prodigieuses et glorieuses civilisations. Aussi, qui veut bien comprendre ces langues ne peut se passer d'apprendre un minimum de grec ancien et de latin. D'excellents livres, pour s'y initier, se trouvent dans les bonnes librairies, ou peuvent être commandés sur le site Amazon.fr (des éditions comme "le latin" et "le grec ancien" "pour les nuls"(*), peu coûteuses et bien documentées, pourraient intéresser - et même passionner - beaucoup de mes lecteurs). Et les gens sensés pourront même y découvrir, en réfléchissant un peu, d'où viennent les religions, et l'art et la littérature, et les sciences bien sûr, et la philosophie... Par ailleurs, n'oublions pas que tous les pays du bassin méditerranéen ont parlé grec et latin pendant des siècles. En témoignent les nombreux vestiges archéologiques restés en place, aussi bien en Afrique du Nord, dont preuves aussi les écrits en langue latine d'écrivains locaux de haute facture, universellement connus, tels Saint-Augustin (l'un des plus éminents "Pères" de l'Eglise, ne l'oublions pas), ou Apulée (voir ces noms sur Google, wikipédia).

     Aussi, les inscriptions archéologiques, écrites elles sur la pierre, peuvent être crues de bonne foi, sans risque de manipulations dans le temps, comme cela peut être le cas d'autres textes, légendes et croyances, lesquelles ont pu être modifiées, améliorées, emmerveillées à loisir, par des générations de copistes, moines, religieux émerveillés et peu soucieux de modifier et d'améliorer les textes à leur guise et d'en rajouter sur les soi-disant faits et dits, chacun brodant un supplément d'actions, gestes et paroles magiques et merveilleuses, afin de se distinguer et surpasser les prédécesseurs (en fait toute une poésie trompeuse, de quoi endormir l'esprit critique d'une majorité de gens moutonniers qui n'osent plus réfléchir, auxquels d'ailleurs l'on interdit de réfléchir (sacrilège !) ou de douter devant pareilles hallucinations)... tout cela à des époques où l'imprimerie n'existait pas encore, et où les récits se transmettaient, au long du temps,  d'abord par tradition orale pendant des dizaines d'années, voire des siècles (tout le temps d'imaginer maintes et maintes prouesses, faits et dits inventés, actes merveilleux brodés à loisir...) puis de copiste à copiste sur des peaux de chèvre, par exemple, avec des modifications très hasardeuses encore, et donc fausses et trompeuses... Bref, le "Père Noël" pour des enfants, petites têtes légères et coeurs innocents, passe encore... Mais alors pour des adultes, voyons !... Cessons de rêver tout éveillés,  et reprenons nos esprits !...

Ainsi l'on vous fera peur de la mort (une chose pourtant toute naturelle, et qui ne dure qu'une seconde), et l'on vous en fera une fixation maladive durant toute votre vie, vous rabâchant sans cesse sur ce point, et l'on vous promettra à la place un paradis ( folle invention ! ) qui n'a jamais existé, au point de mépriser votre vie actuelle, de mépriser la vie et la planète qui est notre seul  plancher réel et garanti : en tout une incroyable folie...

N'est-il pas étrange de voir des foules de gens, innocents, crédules, et se tenant soumis comme des enfants, se croyant être soumis devant des divinités, alors qu'ils ne sont en réalité que crédules et soumis à des textes trompeurs, une pure poésie toute inventée, vrai conte de fées à ne pas y croire, promesse sans aucune garantie d'un "paradis" imaginaire, sans aucune preuve raisonnable ou scientifique ?

 (*) "Grec et latin pour les nuls" : Une bonne méthode pour assimiler ces ouvrages, est de les parcourir en plusieurs vagues, afin de se familiariser avec leurs contenus, patiemment et en prenant votre temps : une 1ère vague en survol rapide pour en avoir un aperçu général, et pour en connaître l'organisation, puis une 2ème vague pour s'en imprégner un peu plus, puis une 3ème vague pour les connaître un peu mieux, puis une 4ème vague pour s'y familiariser davantage, et ainsi au fur et à mesure afin d'en recueillir tout le précieux miel... Si bien qu'à la fin vous connaissez mieux le monde, et vous vous connaissez mieux vous-même, et ainsi vous devenez une personne supérieure... Vous serez alors mieux informé, doté d'un esprit critique, sachant réfléchir par vous-même, refusant de croire à des sottises, et capable de tenir la dragée haute à plus d'un ignorant qui ne voit que d'un seul oeil, quand vous en aurez deux... (Aussi, des textes originaux, avec leurs traductions - dont des extraits des meilleurs auteurs et des grands poètes, pullulent aussi dans d'excellentes grammaires - ainsi que des livres d'Histoire Grecque Antique et d'Histoire Romaine, peuvent aisément être trouvés en librairie ou commandés ou consultés sur la toile avec Google, ou sur ces sites, cliquez ici :  http://rozsavolgyi.free.fr/cours/civilisations/grece%20antique%20histoire/ et ici : http://rozsavolgyi.free.fr/cours/civilisations/civilisation%20grecque/ et ici :   http://remacle.org/)

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     Enfin, voici mes fables, toutes imaginées et inventées elles aussi, mais je ne vous demande pas d'y croire à 100% pieds et poings liés, non, sauf à la morale peut-être...

 

                                         ~ 8. Le Renard et le Loup :   

                                                               Un tour de tourlourou  ~

                                                     (mirage, encage, entourloupe et recours)  

             La lune, au fond d'un puits, brillant comme un fromage,

             Un renard s'en raffole à sauter dans le seau :

             Descendant, ce palan lui joua, pauvre sot,

             la balance de Zeus(1), fatale à son pesage !

 

             Affligé, déconfit, dupé par un mirage,

             goupil est en prison, pris comme un jouvençeau !...

             Mais comment ressortir, à moins d'être un oiseau,

             ou l'audacieux Dédale(2) envolé au nuage ?...

 

             Au loup, passant par chance, il lance cet enjeu :

            "Ami ! ce bon 'goûteux', partageons-le à deux :

             ce seau là-haut, gratuit, vous conduit au régal !"

 

             Glouton, tel Polyphème(3) envieux du vin d'Ulysse(4),

             le loup plonge ! "... et son poids, hisse le faux complice

             en un tour peu moral !" dira le tribunal ! (5).

                                                    

 (1) Zeus (on prononce "dzeuss") est dans la Mythologie grecque le père des dieux, et le roi des hommes : dans l'Iliade il pèse, sur sa balance d'or, le sort et la destinée de chacun.

 (2) Dédale et son fils Icare, grâce à leurs ailes fabriquées en plumes, collées avec de la cire d'abeille, avaient réussi à s'évader du Palais du roi Minos, en Crète, qui les tenait prisonniers dans le fameux "labyrinthe". 

 (3) Polyphème est un des Cyclopes (ces géants n'ayant qu'un seul oeil, et vivant dans des cavernes), qui retenait prisonnier Ulysse et se délectait de son vin.

 (4) Ulysse, dont les aventures merveilleuses nous sont contées, par Homère, dans l'Odyssée.

 (5) On comprend tout-à-fait que le loup, sitôt remonté (on ne sait par qui, d'ailleurs, une partie des archives ayant été perdue...), ait aussitôt couru porter plainte au tribunal (mettez-vous à sa place !).

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                                        9.  La cigale et la fourmi, 

                                                ou à chacun sa vie.

                              La cigale a chanté, l'été, comme une folle,

                  lancinant la campagne en strident(1) festival...

                  tandis que la fourmi, au doux  temps estival,

                  prévoyante à l'hiver, ignore la frivole :

                             

                  Qu'il fasse beau, qu'il tonne, averse ou vent d'Eole(2),

                  regardez-la qui part, trottant petit cheval,

                  faire de peu son miel, en joyeux carnaval

                  avec sa soeur l'abeille, hôtesse à même école !

                                                                                  

                  La première a raison de fêter le soleil,

                  car le fil de sa vie, avant le "grand sommeil"(3),

                  sera bientôt si tendre au ciseau de la Parque(4)...

    

                  La seconde, n'étant pas de la même barque(5)

                  elle, hiberne au logis, prend sa pause, s'endort :

                  elle a, comme Jason(6), conqui la toison d'or.

 (1) Pour mémoire : la cigale "stridule" quand elle chante (du latin "strideo" : produire un son "strident", aigu, perçant).

 (2) Eole est le dieu du vent bien sûr (... d'où les "éoliennes").

 (3) La cigale ne vit que six semaines, et donc ne survit pas à l'été, contrairement à la fourmi.

 (4) Les Parques dans la religion romaine, identifiées aux Moires des grecs, sont les trois soeurs fileuses qui président à la destinée : l'une à la naissance, l'autre au mariage, la troisième à la mort.

(5) Dans sa "barque", Charon le nocher des enfers, emportait les âmes des morts, pour leur faire traverser le fleuve Achéron (ou le Styx), et les  conduire au séjour des morts.

(6) Jason, avec ses compagnons "Les Argonautes", partit à la conquête de "la toison d'or", qu'il rapporta de Colchide où elle se trouvait, avec la complicité de la princesse et magicienne Médée. 

                             

      
  

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                     10Lion et âne chasseur, 

                               ou l'inconnu fait peur.

                     Un lion, d'assez longtemps, n'avait orné sa table

              à la mode des lions, de gros et gras gibier !

              Lassé des insuccès, il place un équipier :

              "Baudet (l)e sauvera d'affût trop peu rentable !..."

 

             " Toi l'âne, lui dit-il, dès ta voix formidable

              explosant en sous-bois : zèbres, gnous, sangliers

              s'enfuyant tous, vers moi s'en viendront réfugier,

              contents de s'échapper d'un monstre épouvantable ! "(1)

 

              A l'instant décidé, ce stentor débridé

              s'éclata d'un tonnerre à damner Jupiter(2) :

              le lion fit l'hécatombe à s'en mettre au rebut !...

 

             "Quid du concert ?" dit l'âne à son maître repu.

             "Sans en savoir l'auteur ? fit Léo, ho ! problème :

              Il se peut qu'effrayé j'aurais bien fui moi-même(3) ..."

    (1) Sans doute ces pauvres bêtes, terrorisées, affolées par l'idée d'un monstre effroyable et inconnu caché sous les frondaisons, sûrement un terrible animal impitoyable et sanguinaire comme on peut l'imaginer, eussent préféré, à tout faire, entre deux maux choisir le moindre : qu'il fut moins dommageable et moins pénible de se faire dévorer seulement par un animal connu et ordinaire, un simple lion, en somme, un animal familier, presque sympathique, et peut-être impatient et désireux de prodiguer (pourquoi pas ?)  une affectueuse caresse avec sa grosse "papatte", après tout, qui sait ?... On peut les comprendre, à tout prendre en effet.

     (2) Zeus-Jupiter, le père des dieux dans la mythologie Grèco-Romaine, et maître de la terre et du ciel, était souvent représenté avec un éclair à la main : il disposait de la pluie, de la grêle, de la neige, de la foudre et du tonnerre !

      (3) En effet : qui, entendant braire un âne pour la première fois, n'a pas songé à s'enfuir très vite ?!...

 

                           

 

                                                              --------------------------

 

                            

                                     11. L'oeil du Maître

                           Un cerf, fuyant la meute hargneuse et les chasseurs,

                  fila des bois de Diane(1) aux portes d'une étable

                  où, s'étant plaint aux boeufs de son sort lamentable,

                  on fait qu'il disparaisse au nez des agresseurs.

                                             

                  - Merci ! dit-il. Je pars quand de Phébus(2) la soeur,

                  déployant ses lueurs, me sera profitable.

                  - Nos gens, l'assure-t-on, n'ont rien de redoutable :

                  l'Argus(3) aux cent yeux, seul, vous serait tracasseur.

                            

                  S'en viennent régisseur, bouviers, valets de ferme :

                  chacun, suppléant Zeus, mène l'ouvrage à terme,

                  mais du cerf en ramure aucun n'a vu l'écueil !

 

                  La visite du Maître en fut d'un autre augure :

                  ce crâne, trop branchu, lui saute à la figure !...

                  Maints suppléants à Zeus, seul le Maître en a l'oeil.

  (1) Diane, fille de Zeus-Jupiter et de Léto-Latone, était la Déesse des bois.

  (2) Phébé-Diane-Artémis-la lune, bien sûr, est la soeur jumelle de Phébus-Apollon-le soleil.

   (3) Argus-Argos est le gardien "aux cent yeux" de la Mythologie. Il était chargé par Héra, l'épouse de Zeus, de surveiller "Io" sa rivale. Celle-ci était provisoirement transformée en vache par Zeus, qui voulait ménager la jalousie de son épouse. Ici, les boeufs comparent le Maître (et propriétaire) à Argus.

                                          

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                                               ~  12. Le lion et le lièvre  

                                                    ou de la coupe aux lèvres   ~

                             Un lion n'avait trouvé qu'un lièvre pour dîner,

                  lequel, se prélassant dans les bras de Morphée(1) ,

                  passait d'un doux sommeil aux affres du trophée :

                  S'en fut-il offusqué !  L'autre en fut indigné !!...

 

                  Le roi des animaux ne sait ratiociner :

                  Ce très puissant gourmet, en viande est pur orfèvre,

                  où buffle, zèbre, gnou, gazelle ou grasse chèvre

                  est son plat ordinaire !... et sans plus badiner !!...(2)

 

                  "Quoi donc ! rugissait-il, d'une carne profane

                  on veut m'amuser, moi, seigneur de la savane ?!!"

                  Un aveu de trop peu, que nul ne déplora,

 

                  du peuple s'enfuyant d'un galop mémorable,

                  au vent du lièvre sauf !... Il s'en conclut la fable :

                  Quand Diane donnera, content l'honoreras.

   (1) Morphée était fils du Sommeil (Hypnos) et de la Nuit (Nux) : il était muni d'ailes, et pouvait apparaître sous différentes formes, au cours des rêves. Tenant une tige de pavot, il favorisait le sommeil. D'où l'expression "être dans les bras de Morphée".

    (2) sans plus "badiner", ou sans plus plaisanter.

     

    

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                                              ~ 13. Les ânes en supplique

                                à Zeus : et tout s'explique !...  ~

                          Les ânes, excédés de bâter sur leur dos

                          la charge de Sisyphe(1)("injustifiable offense !"),

                 dépêchèrent à Zeus, aux fins de délivrance,

                 leurs plus fins débatteurs "d'herculéens travaux !"

 

                Zeus, d'antan supportait leurs fracassants échos,

                           assourdisseurs d'Olympe !(2) ... Il décrète d'urgence :

                "La fin du tintamarre !... et frein sur leur outrance !...

                Bref, de braire en sourdine, ou sinon du fardeau !!!"

 

                L'Ane a mis un bémol à sa voix formidable !...

                l'Homme a fait un effort : moins de sacs à la diable,

                moins de paniers tassés, ulcèrant Cadichon(3) !...

 

                Depuis, l'oreille en paix, nous profite, propice,

                un tel blâme de Zeus !! Que serait-ce sinon,

                si l'âne, à cent pour cent, s'éclatait en caprice !?!...

  (1) Les ânes se comparent à Sisyphe, qui était un fils d'Eole : ayant offensé Zeus, il fut condamné à rouler un énorme rocher vers la cime d'une montagne, mais sitôt parvenu au sommet, le rocher roulait à chaque fois en bas, et Sisyphe était éternellement condamné à le remonter.

  (2) L'Olympe est une montagne de Grèce au sommet de laquelle, dans leur palais, résidaient Jupiter et les dieux.

  (3) Ceux qui ont lu "Cadichon ou les mémoires d'un âne", le délicieux conte de la Comtesse de Ségur(*), se souviennent des malheurs de "Cadichon", se plaignant des charges qu'on entassait sur son dos, et qu'il devait transporter jusqu'au marché !...

(*) La Comtesse de Ségur a aussi écrit d'autres contes à succès, destinés aux enfants (et qui ont certainement réjoui, dans leur jeune âge, beaucoup de mes lecteurs) : "Les malheurs de Sophie", "Un bon petit diable", "Le Général Dourakine", "Les Petites Filles modèles"... 

                                     

 

                                               ----------------------------

 

                           

                                 ~ 14. Les deux ânes, l'argent du fisc

                                         et "le trésor"  ~

                    Deux ânes trottinaient : l'un fier des pièces d'or

              sonnant à ses paniers, l'autre aux sacs remplis d'orge,

              pleurant d'Héphaïstos(1) les présents de la forge,

              accusait la Fortune insensible à son sort.

 

              Le premier paradait, de sa voix de stentor

              chantait, glorifiant "son" trésor à pleine gorge,

              s'envolait tout léger, songeant "rêvè-je ? dors-je ?

              Ou suis-je le frèrot, ailé, de Chrysaor(2), ?"

                                              

                     D'où, se guidant au bruit, des brigands en campagne

              ont surpris, pillé l'or, puis gagné la montagne :

              les gardes sont sonnés, l'âne en reste étourdi !...

 

              Triplement rassuré, son compagnon lui dit :

              "J'ai sauvé l'essentiel : Au trésor de Cybèle(3),

              ce soir on fera fête !... et la vie est si belle !"(4)

   (1) Héphaïstos-Vulcain, fils de Zeus et de Héra, bien que boiteux était le très habile dieu du feu, et dieu des forgerons chez les grecs et les romains.

    (2) Le frère ailé de Chrysaor est Pégase, le cheval ailé. Ils sont tous deux sortis du cou de la monstrueuse Gorgone-Méduse, décapitée par Persée.

    (3) Cybèle des grecs, Rhéa des romains, assimilée à la Mère des dieux, était la divinité de la terre et de la végétation... Et les ânes, à l'arrivée d'étape, sont accoutumés à recevoir leur ration d'orge, dont ils sont très friands.

   (4) Tous deux l'ont échappé belle ! Cette fable est à rapprocher de celle de Jean de la Fontaine : "Les deux mulets", dont la conclusion est toutefois différente. Voir les fables de La Fontaine en cliquant ici : https://www.poesie-francaise.fr/poemes-jean-de-la-fontaine/  ou ici :  http://www.lesfables.fr/livre-1/les-deux-mulets

 Nota.- Il est ici chaque fois présenté les noms des dieux grecs avec les noms correspondants des mêmes dieux romains : il est intéressant, à ce propos, de rappeler l'habileté des romains, lesquels ayant vaincu les grecs à la guerre et, constatant la beauté et l'avancée de la culture et de la civilisation grecques, n'ont pas hésité à adopter et à faire leurs les dieux grecs, même sous un autre nom, en plus d'apprendre et d'assimiler la langue grecque et la culture grecque et de les faire enseigner à leurs enfants.

Ainsi de toutes les époques, où les hommes ont appris avec sagesse les uns des autres (dès l'Egypte, la Babylonie, la Phénicie, la Perse, la Grèce, Rome, Byzance...), s'empruntant leurs dieux au cours des âges, parfois sous des noms différents ou avec quelques variantes, selon les moeurs ou les coutumes des différents pays, et attentifs à reproduire en écho les architectures, les temples, les arts, les prières, etc... en s'enrichissant mutuellement, et au fur et à mesure, de leurs avancées, leurs progrès, leurs sciences, leurs techniques, leurs Cultures, leur humanité ou leur bienfaisance... 

Rien de nouveau sous le soleil ! Chacun peut le voir, hier comme aujourd'hui, et ainsi progresse l'Humanité : ainsi passent les "croyances"(a) et les civilisations. Seuls demeurent, prospèrent, s'accroissent et s'amplifient les progrès scientifiques et technologiques(b) et, espèrons-le, les progrès humains : tolérance, humanisme, ouverture aux autres et développement.

Il est vrai que, de nos jours et de plus en plus, sachant dorénavant que nous descendons tous bel et bien du singe, beaucoup en viennent désormais à se poser la question de savoir à quel moment, à quelle période de cette mutation du singe en homme sur des millénaires et millions d'années, il se produisit tout-à-coup qu'un dieu (lequel ?) décida  subitement d'attribuer une âme à ce "nouvel" animal, le plus envahisseur et dévastateur de la planète. Et une âme, pour quoi faire ? me direz-vous. Hé ! pour aller au paradis, pardi ! Encore une bonne idée, et une bonne raison pour aller faire tuer, par des fous fanatiques  (sur la promesse d'un paradis et d'une vie éternelle jamais prouvés jusqu'ici) tous ceux qui ne veulent absolument pas croire à une telle folie... Et voilà comme on a longtemps fait tourner les gens en bourriques, tout comme l'on fait croire au Père Noël à des enfants (lesquels n'ont aucun doute sur un Père Noël qui passe par l'étroite cheminée, sans se tâcher, et visite les millions de foyers en l'espace de quelques heures)...Car en ce domaine, rien n'est garanti, et "les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire" nous dit le proverbe.

Voilà donc lachés ces assassins trop crédules, emberlificotés, embarbificotés, embobinés et bientôt embombinés, ceinturés, ficelés et empaquetés comme des volailles aux truffes (ces malheureux misérables !), pour aller  se faire exploser au milieu de la foule innocente, sur les marchés ou sur les places publiques, tellement persuadés, les pauvres fous, que ces crimes les propulseront "au paradis", pure invention des hommes, lesquels ne sont après tout que des singes, à peine un peu plus "évolués" que les autres. "Evolués" si l'on veut, car nous sommes devenus les pires destructeurs de la planète, et de sa faune et de sa flore, en l'espace de quelques années. Enfin, à ce propos, il est utile, et il n'est même pas difficile de prévoir que Madame Brigitte Bardot perdurera dans les annales, c'est bien certain, non pas tant par les films de cinéma où elle nous montre sa gracieuse et très charmante personne, que par ses actions courageuses et continues pour la défense des animaux et de la planète. Nous n'hésitons pas à l'affirmer vigoureusement et, sur ce sujet,  ni contestation, protestations et autres polémiques, ne sauraient être recevables !   (C'est bien envoyé, non ? Ah mais !)

(a) "croyances" avec parfois leurs excès : intolérance,  sectarisme injustifié, prétentieux et ridcule, fanatisme aveugle et criminel des ignorants(*), "moutons de Panurge" ne sachant pas réfléchir par eux-mêmes, et guidés par des criminels aussi ignorants qu'eux des réalités de notre temps (des ignares à faire pitié ! Nous rougissons et nous avons honte pour eux et à leur place, car on ne doit pas en rire...). Car si un Dieu existe, c'est qu'il est le même pour tous, et donc pourquoi aimerait-il plus ces criminels que ses autres enfants qu'il a Lui-même créés et guidés sur le chemin de la croyance ou de l'incroyance. Et si ce Dieu n'existe pas bien sûr, alors la question ne se pose même pas, et ce fanatisme est donc injustifié et ridicule et assassin, pour un "paradis" bel et bien inventé, et qui n'a jamais existé dans quelque ciel que ce soit, etc ... Et, partant, cette invention d'une "âme" dont nous serions munis, l'on pourrait se demander à partir de quelle période du singe, dont nous descendons tous, elle nous aurait été subitement insufflée par un Dieu qui n'existerait pas donc, et pour un "paradis" qui n'existerait pas non plus, etc...

(*) Ces gens se prennent pour le centre du monde, alors que notre Terre elle-même  n'est qu'un grain de sable, une poussière parmi la poussière de l'Univers, à côté de notre Soleil, qui n'est lui-même qu'une poussière, une étoile parmi des milliards d'étoiles, dans notre galaxie la Voie lactée, elle-même poussière perdue dans un univers de poussière, parmi des milliards et des milliards de galaxies contenant des milliards et des milliards d'étoiles avec des milliards et des milliards de planètes... Est-ce que parmi les milliards de milliards de grains de sable de  la dune il pourrait s'en trouver un seul, sur lequel des habitants microscopiques pourraient se considérer plus méritants que d'autres habitants de ce grain de sable, avec un dieu qui leur commanderait d'aller exterminer leurs frères ? C'est ridicule et insensé. Non ! Finalement les hommes feraient beaucoup mieux de s'entr'aider, afin d'atteindre d'autres résultats plus bénéfiques à tous...

Ainsi, nous voyons bien aujourd'hui, après quelques siècles, combien tous ces dieux : égyptiens, babyloniens, perses, grecs, romains, etc...(qui se sont succédés sur la planète) nous paraissent désormais, sinon amusants, en tous cas ridicules et farfelus(**), complètement obsolètes et dépassés par les avancées récentes de la science !... (Sauf, bien sûr, tous enseignements purement éthiques et moraux d'origine - respect d'autrui, amour universel, etc... - quand ils sont bien compris et respectés ; ces valeurs morales et enseignements éthiques sont par ailleurs largement repris, assumés et garantis désormais par les lois de notre belle et bonne République laïque, bel et bien. )

Aussi bien, le vécu de tous ces anciens peuples nous fait voir aujourd'hui encore comment, durant des siècles, des populations entières ont pu croire à des légendes complètement inventées et loufoques, incluant des "prodiges" et autres "merveilles" (une pure poésie endormeuse, narcotique, trompeuse), et ne reposant sur rien de vrai, mais développées et trafiquées au long des siècles, au fur et à mesure par des générations de scribes, copistes falsificateurs, inventeurs de "prodiges" et "merveilles", et  par des lignées d'autres plaisantins d'ailleurs fort habiles et inventifs, mis sous la tutelle et à la solde des rois, sorciers,  mages, prêtres ou puissants en place, et le plus souvent à des seules fins de pouvoirs et profits personnels ou de castes, de visées politiques ou économiques, ou autres...Aussi, des gens qui réfléchissent un peu, tels ces écrivains "des lumières", ou ces philosophes tel un Michel Onfray(*1) parmi tant d'autres, ne se lassent-ils pas de nous éclairer et de nous ouvrir les yeux sur toutes ces légendes poétiques, hallucinations folles et trompeuses...

(*1) avec un facile petit "Traité d'athéologie" et autres.

(**) Et bien sûr, au long de ces civilisations et croyances,chacun était persuadé de détenir "La Vérité", le poids de la tradition aidant ; alors, les premières bribes de croyance, tradition et civilisaition d'origine étaient modifiées et "améliorées" avec soin, en imaginant et accumulant des prodiges au cours des siècles (les premières indications ou inspirations  innocentes et maladroites effacées avec soin et modifiées au cours du temps par les "autorités" en place et bénéficiaires, bien entendu, afin qu'il n'en subsistât aucune trace). Et ainsi des populations entières ont cru pendant des siècles à de telles légendes, "prodiges" et incantations, restant béates à les écouter, rabachés et radotés pendant des siècles par de véritables perroquets qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez , se contentant de rêver et de répéter ce qu'ils avaient lu ou entendu (sans aucune preuve scientique ou garantie sérieuse ! ), sans jamais chercher le pourquoi et le comment de telles légendes inventées, magiques contes de fées, véritables narcotiques qui endormaient leur esprit critique, et leur interdisant de redescendre sur terre.  Et il en fut ainsi de toute légende.Tant il est vrai aussi que les enfants ont beaucoup de mal à admettre que le "Père Noël" est une magie toute inventée, même pour leur offrir des moments agréables avec des cadeaux. Tant il est vrai aussi que même les grandes personnes ont du plaisir à relire les "contes de fées", même accompagnés de jolies images, mais sans y croire vraiment. Et tant il est vrai que nous avons besoin de rêve et de merveilleux, même inventé, pour supporter le quotidien...

Mais l'homme est par nature si naïf et innocent : S'en trouvera-t-il encore pour croire, dans quelques siècles, que les figures et créatures cubiques inventées par Picasso ont vraiment existé ?!... Alors,  si des petits malins très intéressés s'avisaient d'annoncer que oui de telles créatures ont vraiment existé telles qu'elles sont représentées, et que c'était même des dieux, dès lors ils pourraient même en créer une nouvelle secte ou une nouvelle religion : la religion cubiste.... Et, savez-vous ? Il s'en trouvera encore des foules pour croire à ces sortes de dieux, les uns y croyant à peine, les autres y croyant moyennement, d'autres encore, plus modérés, y croyant à 10 ou 20%, et enfin il y aura ceux y croyant à 100%, des enragés prêts à tuer père et mère s'ils osaient douter d'une pareille vérité cubique ! Des fous, ou des fanatiques... Aussi bien, ceux-là jureraient qu'un tel Picasso capable de créer de semblables prodiges et beautés (parait-il), était lui-même un dieu, père de tous ces dieux donc !... Hein ? Voyons, soyons un peu raisonnables, tout de même !

Or, le Bon Dieu (on y revient), fort heureusement n'a pas jugé utile de générer de telles créatures cubiques ou fantastiques, ayant pu observer les dégâts déjà occasionnés à la planète par de simples bipèbes normalement constitués...  Aussi, Picasso nous fait-il bien voir, j'imagine, les sortes de spécimens et créatures effrayantes auxquelles nous avons échappé jusqu'ici. Dieu merci !

 (b) Depuis la première flèche en silex taillé du chasseur préhistorique jusqu'à la fusée lancée à la conquête de l'espace, ou depuis la médecine égyptienne ou chinoise antiques jusqu'à l'intervention sur le génome aujourd'hui...

Nota 1.- Et maintenant, posons-nous la question : pourquoi les hommes, de tout temps, ont levé les yeux vers le ciel : Pour y trouver du secours ? Pour y chercher un dieu? Pour se raccrocher aux branches ?... - Se raccrocher aux branches ? Tiens tiens ! Eh bien oui ! C'est notre instinct des vieux singes, nos ancêtres, qui persiste dans notre cerveau et dans notre mémoire ancestrale ! Comment ?... Eh bien, avez-vous bien vu, dans les films documentaires sur la vie sauvage, le réflexe des singes, lesquels pour échapper au lion ou au léopard, dans leur peur de mourir, gardent l'oeil fixé sur l'arbre le plus proche ? Dans un souci salvateur d'y grimper au plus haut ? Courir s'accrocher aux branches pour sauver sa peau, oui, je veux bien ! C'est rigolo non ? Comme quoi il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre les mystères enfouis dans la mémoire des hommes(*). Et nous ne sommes pas si loin que cela des singes, dont nous détenons encore 99% des gènes...

(*) Qui ne connaît (encore une réminiscense simiesque) la célèbre chanson de Georges Brassens : "Auprès de mon arbre, je vivais heureux... Je n'aurais jamais dû le quitter des yeux..."

Aussi, nous nous réjouissons et nous extasions, d'ériger les édifices religieux les plus hauts possibles ! Vous devinez maintenant pourquoi, non ? Car ce n'est pas pour nous rapprocher du ciel, où il n'y a que du vide (et même pas d'air pour respirer dès 10 km d'altitude), mais bien pour y grimper à toute vitesse afin d'échapper au lion, au tigre et au léopard. Et de voir de telles hauteurs, cela nous ravit, nous impressionne, et nous rassure beaucoup beaucoup... C'est tout bête, non ? En fait de quoi rire beaucoup beaucoup !...

Nota 2.- Nous n'irons pas jusqu'à nier ici, toutefois, les bienfaits pérennisés par les traditions (fêtes, charités, animations, chants, musique, rôle social...) et le bon effet des mouvements pour la santé (génuflexions, offices, prières quotidiennes au pied du lit, sur les genoux,  pour le renforcement des cartilages, exercices de prosternations et autres mouvements de yoga pour la souplesse, etc...) qui sont  donc bénéfiques à la santé tout au long de l'âge : nous dirons donc que ce sont toutes des "religions de bonne gymnastique", à pratiquer même par les non croyants s'ils ne fréquentent pas déjà les salles de sports, chemins de footing, randonnées (avec, pour ces deux derniers l'avantage du grand air, tout de même !), etc... chose courante désormais, il faut bien le  reconnaître... L'action bénéfique et bienfaisante de ces organismes religieux, reste toutefois irremplaçable, par les nombreuses réalisations et faits de dévouement, et par l'engagement de tant de personnes bénévoles soucieuses du bonheur d'autrui...

 

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                                            ~ 15. Le lion et le rat

                                    que l'union sauvera  ~

                            Sous la patte d'un lion, un jour, un brave rat

                 s'égara, comme Ulysse à l'antre du Cyclope(1) !...

                 Comme le roi d'Ithaque, époux de Pénélope,

                 espèrant, sain et sauf, qu'il s'en réchappera...

 

                 Ce fauve, n'étant pas animal d'apparat,

                 lui, n'était pas sensible aux lyres de Calliope(2) !...

                 pas au fifre d'Orphée(3) (on l'aurait su d'Esope !)(4),

                 pas au pleur d'un captif, mais... il l'épargnera.

 

                A peu de temps de là, ce félin, dans la maille

                d'un filet de chasseur, se voit livrer bataille :

                qui eut cru qu'un rongeur, d'un lion fut sauveteur,

                        

                 ce filin ne cèdant qu'aux dents du grignoteur ?

                 Cette histoire est morale, et prouve, à l'évidence,

                 qu'à toute bienfaisance un jour sa récompense.

   (1) Ulysse, le roi d'Ithaque et époux de Pénélope, au cours de ses aventures fut retenu prisonnier dans la grotte du Cyclope, lequel avait déjà dévoré deux de ses compagnons.

    (2) Calliope est, des neuf muses ses soeurs, celle de la poésie lyrique. Elle fut parfois considérée comme la mère d'Orphée.

    (3) Orphée était chanteur, musicien, poète, et jouait de la lyre et de la cythare, enchantant les dieux aussi bien que les bêtes fauves, les arbres ou les plantes. Il était l'époux d'Eurydice.

    (4) Le grec Esope est considéré comme l'inventeur des fables, environ 6 siècles avant JC.

                                  

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                                 ---  16.  L'âne en habit fantasque,

                              que le Renard démasque   ---

                  Un âne, découvrant la dépouille d'un lion,

                  s'en vêt pour effrayer ses frères quadrupèdes,

                  et rire à leurs dépens ! L'effet fut sans remède :

                  n'ont dieu Mars(2) les grisons, n'ont de Napoléon... 

 

                  Bel effroi général, la légende d'Ilion(3)

                  soufflant sur la savane : "Achille(2), sans Diomède(4),

                  dispersait à lui seul la ribambelle Mède! (5)",

                  en riait notre Esope, Homère(6) ès Cadichons.

 

                  Un fier renard, pourtant, osa faire barrage :

                  "Bravo ! lui dit baudet : avec ton beau courage,

                   prétends-tu t'opposer à ma griffe, à mes crocs ?!"

                

                  "Ton habit, dit Goupil, comporte maints accrocs !...

                   Et maintenant ta voix, certes peu ordinaire,

                   me rappelle quelqu'un... que j'ai entendu braire !"

    (1) "Religion" de la guerre, bien sûr, puisque le dieu Mars est le dieu de la guerre chez les Romains.

    (2) Ilion ou Troie, est cette cité qui fut attaquée et détruite par les rois grecs coalisés. Homère nous en rapporte, dans l'Iliade, les combats et la défaite, due au "cheval de Troie" qu'Ulysse occupait avec ses compagnons, et qu'il avait réussi à faire pénétrer dans la ville. (Ainsi parle-ton aujourd'hui de "cheval de Troie" : ces virus qu'on parvient à faire pénétrer dans votre ordinateur et qui peuvent y causer bien des dégâts.)

    (3) Achille et Diomède étaient deux des héros grecs de cette guerre qui a duré dix ans.

    (4) Les Mèdes, dont les Troyens, étaient un peuple de l'ancienne Perse.

    (5) Homère était un aède, poète auteur de l'Iliade et de l'Odyssée, qui aurait vécu au 8ème siècle avant JC, et qui chantait dans ces deux épopées des faits datant du 12ème siècle avant JC.

   

                             

 

                           Et, pour les plus petits, une version plus

                      facile peut-être, à mimer et à chanter :

 

                             ~  17. L'âne déguisé en lion et le renard  ~

                                C'est un âne décidé

                                               à s'amuser,

                                 qui s'en va se déguiser !

                                 Mais pour réussir la fête,

                                 il s'est caché corps et tête,

                                 en s'habillant, sans façons,

                                 avec la peau du roi lion !

                                 Dès qu'il parut, ô stupeur,

                                 ses amis ont eu si peur,

                                 que chacun, fort affolé,

                                 se sauvait de tous côtés !

                                 Sauf que restait, goguenard,

                                 à l'observer, un renard :

                                 - Hé, bravo ! lui dit Baudet,

                                 toi qui sais me regarder,

                                 n'as-tu pas peur du péril

                                 de ma griffe et de mes crocs !?

                                 - Ton habit, répond Goupil,

                                 s'il fait voir quelques accrocs,

                                 ta voix très peu ordinaire

                                 dévoile un lion qui sait braire !

                                 L'ouïe et les yeux affutés,

                                 vive les renards futés !

 

                                                               ------ooOoo------

 

                                              ~ 18. L'alphabet-contine 

                                   Les enfants, dès leur plus jeune âge,

                          sont capables de répéter après vous,

                          et d'apprendre l'alphabet :

               1- L' adulte dit ou chantonne : a, b, c, d, j'ai regardé

                   L' enfant dit ou chantonne : a, b, c, d, j'ai regardé

               2- L' adulte dit ou chantonne : e, f, g, h, un' petit' vache

                    L' enfant dit ou chantonne : e, f, g, h, un' petit' vache

               3- L' adulte dit ou chantonne : i, j, k, l, trois hirondelles

                    L' enfant dit ou chantonne : i, j, k, l, trois hirondelles

                     4- L' adulte dit ou chantonne : m, n, o, p, sont occupées

                     L' enfant dit ou chantonne : m, n, o, p, sont occupées

                     5- L' adulte dit ou chantonne : q,  r,  s,  t, à voleter

                           L' enfant dit ou chantonne : q,  r,  s,  t, à voleter

                6- L' adulte dit ou chantonne : u, v, w, x, il en vient six

                     L' enfant dit ou chantonne : u, v, w, x, il en vient six

                      7- L' adulte dit ou chantonne : y, z, à tire-d'ailes.

                    L' enfant dit ou chantonne : y, z, à tire-d'ailes.

                Essayez vous aussi : votre enfant apprendra très vite, et répètera

                              de lui-même cet "alphabet-contine" : 

                              a, b, c, d, j'ai regardé

                              e, f, g, h, un' petit' vache

                               i,  j,  k, l, trois hirondelles

                               m, n, o, p, sont occupées

                               q, r, s, t, à voleter

                                u, v, w, x, il en vient six

                                y, z, à tire-d'ailes.

                                      ... et il connaîtra, lui aussi, son alphabet !

           (Une méthode globale aussi, et de plus poétique, et qui en vaut bien une autre...

                 Et qui n'a pas empêché les Socrate, Michel-Ange, Mozart, Einstein... )

                                          -----ooOoo-----

 

                           

                                 --ooo 19. l'Hélène au pot de lait  ooo--

               Dessous son pot de lait, l'Hélène se parlait :

               "Je crois bien, disait-elle en allant au village,

               sans être la Cassandre(1) au malheureux présage,

               en avoir assez d'oeufs... si le Ciel le voulait !

 

               A la maison déjà, ce dessein prévalait :

               Que l'on eût les poussins, après le beau couvage !...

               qu'élever les poulets... ne coûta pas courage !...

               qu'à leur prix !?... de brebis en troupeaux on all... hè ?!..."

 

               Hélas, sur le chemin, une pierre fatale

               a fait chûter Hélène, et son lait, qui s'étale !...

               Cet excellent programme, il ne faut qu'y surseoir,

 

               car, lorsque tout s'effondre, il nous reste l'espoir ;

               D'Hésiode(2) disons l'or d'un bon mot qu'on adore :

               "Qu'Espoir(3) y dort encor, dans l'urne de Pandore(4) ".

   (1) Cassandre est la fille de Priam et d'Hécube, le roi et la reine de Troie : Apollon lui avait donné le don de prédire l'avenir, mais il décida qu'elle ne serait jamais crue, car elle se refusait à son amour.

    (2) Hésiode était un aède, chanteur-poète, du 8ème siècle avant JC, contemporain d'Homère et auteur de deux longs poèmes : "Les travaux et les jours", et "La Théogonie" (l'origine des dieux), un rappel de la Mythologie grecque.

    (3) La Fortune, hasard ou destin, est ici liée à l'Espoir (de "bonne fortune").

    (4) Lorsque Pandore, épouse d'Epiméthée, ouvrit l'urne (ou jarre) malgré l'interdit de Zeus, il s'en échappa tous les maux qu'elle contenait (et qui, depuis, assaillent l'humanité), et lorsqu'elle voulut la refermer c'était trop tard : mais il restait au fond de la jarre l'Espoir.

Nota.- Cette fable est à rapprocher de "La Laitière et le Pot au lait" de Jean de la Fontaine : https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/la_laitiere_et_le_pot_au_lait

                                        

 

                                                     ---------------------------

 

                           

                               20.  Le paysan et ses enfants

                  Un paysan jadis, anobli du grand âge 

                  et  promis à Pluton(1), disait à ses enfants :

                  "...quels trésors importants, Rhéa(2) les camouflant,

                  leur dérobe et les cache, au fonds, dans l'héritage !"

 

                 Tels, peu de temps plus tard, affectés par l'outrage(3)

                  de l'infaillible Parque(4) au noir fuseau filant,

                  tous ensemble, au discours de l'aïeul se fiant,

                  vont, culbutant la terre, en faire un grand battage !...

 

                  Ils n'eurent point le sort - vu qu'ils furent point sots -

                  des matelots d'Ulysse(5) abêtis en pourçeaux,

                  tant du champ travaillé la récolte fut bonne,

 

                 n'ayant point vu Circé(5), mais Vertumne et Pomone(6)!...

                  Forts de ce mot du père, ils eurent bel essor,

                  en trouvant dans l'effort la source du trésor.

   (1) Hadès-Pluton(ploutos=riche), frère de Zeus-Jupiter et de Poséidon-Neptune, était le dieu des morts, des Enfers et du domaine souterrain, et "riche" de ses nombreux morts.   

    (2) Rhéa-Cybèle (épouse de Cronos-Saturne) divinité de la Terre, personnifie la puissance de la végétation.

    (3) Voir à la suite le poème "Savoir-vivre" en 2084, qui est la réaction moderne à cet "outrage" en question !

    (4) Cette Parque-Moire est, des trois soeurs filandières, celle qui cisaille le fil de la vie.

    (5) Les matelots d'Ulysse avaient été transformés en pourceaux par la magicienne Circé, au moyen d'un "philtre" mélangé à la boisson qu'elle leur présentait.

    (6) Vertumne, dieu étrusque et romain des saisons et de la fécondité de la terre, était protecteur de la végétation et des arbres fruitiers ; Pomone, la femme de Vertumne selon Ovide, était la divinité romaine des champs et des jardins.

 

                      

                               

                                                                     ---------------

 

                                
           

 

                                                   *** 21. Le Petit Prince  ***

                      Le Petit Prince, un soir, a rejoint son étoile ;

                      à son ami Antoine il a dit ses adieux,

                      adieux au doux renard, au grand désert sableux :

                      un éclair de serpent, et il a mis la voile...

 

                      Le Petit Prince songe... or, son mouton, sa rose,

                      ses hôtes sur l'étoile, enchantent sa maison.

                      Il songe et s'émerveille : il contemple, à foison,

                      des couchers de soleil, dans un ciel bleu et rose...

                                        

                                 Oh ! "L'essentiel, n'est pas visible pour les yeux",

                      lui disait, en secret, le renard malicieux :

                     "Si, un jour, son mouton allait manger la rose ?!"

 

                      Le Petit Prince, alors, serait trop malheureux...

                      Sur terre, nous aussi, préservons toute chose :

                      Amour, roses, moutons, nous sont trop précieux.

                                   

 

                                                          ------------------------

 

                                

   ~ 22. Le corbeau "socrateur"

        et le renard flatteur  ~

                        Sur la branche d'un saule, un corbeau "de haut vol"(1),

                     le bec ensoleillé d'un parfumé fromage,

                     agaçait, de Renard, la muse du chantage :

                     "Ave(2) l'astre, aussi beau que Phobos(3) éclat fol !

 

                     Savez-vous qu'en ces bois tout le peuple, à bémol

                     y vivote, impatient de gracieux "croassage" ?...

                     qu'il veut qu'un son de vous : cri, chant pur, tout ramage,

                     vous huppe du "diamant"(4) joli du rossignol ?"

 

                     L'honoré n'en a dit, ni "l'estomac me gratte",

                     ni "chante mieux Orphée(5) après que déjeûné" ;

                     il y songea, je crois, sans avoir lu Socrate(6)...

 

                     car, sage, clos le bec, il ne l'a pas donné

                     son délicieux goûter qu'il dégusta en Maître,

                     et Goupil, dépité, n'a pas su s'en remettre !

     (1) Attention : "corbeau de haut vol " celui-ci !... Et un vrai Maître-Corbeau, notez bien ! Pas du tout le même que "l'autre", vous le savez, celui-là qui s'était bêtement laissé avoir (le malheureux ! ), et qui, en son temps,  fut bien justement (et honteusement ! ) moqué !...

       (2) L'"Ave" latin nous rappelle l'"Ave Cesar..." (Salut César) des gladiateurs pénètrant dans l'arène, ou plus paisiblement-admirablement l'"Ave Maria gratia plena", débutant la prière "Je vous Salue Marie pleine de grâce..."

      (3) Phobos ou Phébus, c'est le Soleil bien sûr, et c'est aussi Apollon le dieu-Soleil, auquel se référait notre "roi-soleil", Louis XIV (protecteur des Arts et des Lettres, tout comme Apollon). Donc "beau comme un soleil", dit le renard au corbeau.

      (4) L'on dit d'un excellent chanteur qu'il a "un diamant dans la gorge".

     (5) Orphée, dans la mythologie grecque, était fils de la muse Calliope : chanteur et musicien, comblé de dons par Apollon, il savait charmer même les plantes et les animaux sauvages. Son épouse était Eurydice.

     (6) "Sans avoir lu Socrate" c'est même sûr, puisque Socrate, grand philosophe de l'antiquité grecque, c'est bien connu, n'a jamais rien écrit ; fort heureusement, son élève et disciple Platon, lui-même grand philosophe, nous a fait connaître la dialectique de son maître. - Philo-sophos, qui aime la sagesse : aussi bien, notre corbeau fut bien "sage" de ne pas écouter le renard.- Pour mémoire Platon eut à son tour comme élève dans son Académie, à Athènes, un autre futur grand philosophe : Aristote. Et pour alléger votre mémoire, vous les enfants, répétez "so-pla-ta", un moyen mnémotechnique pour retenir facilement le nom de ces trois grands philosophes : Socrate-Platon-Aristote, que vous aurez à connaître plus tard....

On peut trouver les textes de ces philosophes, listés par ordre alphabétique parmi d'autres, en cliquant ici : http://remacle.org/index2.htm

                                      

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                                            23.  La colombe et la fourmi

                  Cette fourmi dans l'eau tournoyait comme saoûle,

                  en tels remous de l'onde hélas souffrant beaucoup,

                  se battait tel Ajax, accablé d'un courroux

                  dont l'éprouvait Pallas en soulevant la houle...

 

                  C'est l'oiseau de Vénus, en doux chants qui roucoule,

                  descendu de l'azur aux touffeurs du mois d'août

                  au ruisseau pour y boire, y ployant son blanc cou,

                  qui tira de l'enfer l'indigente qui coule...

 

                  Celle-ci fit mémoire à tant de charité :

                  ce cours d'eau ne fut pas "à l'oubli du Léthé"...

                  Ce chasseur ne fut pas "l'archer du lac Stymphale",

 

                  un brutal qui, plus tard, visant le blanc pigeon,

                  piqué fort au talon, s'éclatait d'un juron :

                  s'envole la colombe à la brise estivale...

                                                                        

                                  

                                                                                                          

                                                   oooOOOooo

 

                                    24.  Le lion et ses alliés :

                                 les associés spoliés(1).

               S'alliant au lion : renard, loup, chacal, tous anxieux

               d'un gibier raréfiant, peinaient à leur affaire...

               Quand Diane leur fait don d'un gros sanglier, frère

               clôné du Calydon, que Zeus n'eut pas fait mieux !

 

               Le lion, de présidence à ce " festin des dieux ",

               dicta le règlement de sa voix de tonnerre :

              " La prime part, dit-il, plaira au chef de guerre !...

                La deuxième ira mieux... à votre roi glorieux !!   

 

               Se fera étrangler qui touche à la troisième,

               octroyée au plus fort !!!... Bref, le lot quatrième,

               que ma truffe a humé, n'est plus à négocier !!!!... "

 

               D'un tel "butin de Troie", à partager en quatre,

               un seul, son capital s'en sera fait accroître :

               N'est bonne société que d'égaux associés !! 

          (1) Cette fable est toute d'actualité et s'applique parfaitement au cas "Ghôsn", en  pleine actualité en ce moment... A moins que l'on n'évoque "Le pot de terre et le pot de fer" ?

       Voir sur le site "mesopinions.com" la pétition en cours pour Carlos Ghôsn, cliquez :  https://www.mesopinions.com/petition/justice/sauvons-carlos-ghosn-sauvons-renault/56834

                                                   -----------------------

 

                      

                                          25. Le lièvre et la tortue,

                                    ou l'hubris "à torts-tue".

                L'enjeu n'en fut pas Troie, et pas la belle Hélène :

               "Gageons ! dit la tortue au lièvre, un beau matin,

                que j'atteindrai première, untel bouquet de thym !"

              " Au thym ! " fit le rouquin, riant à perdre haleine !...

 

                Puis, voyant s'ébranler telle marathonienne,

                d'herbe en fleurs, de luzerne, il s'entame un festin :

                de parfums, de senteurs, s'enivre ! Il est certain

                d'emporter la gageure en quatre bonds à peine !...

 

                Approchant au zénith, Phébus à mi-parcours

                a vu l'un s'élançant, l'autre achevant son cours :

                la coureuse écailleuse a triomphé en gloire !...

 

                D'une même "coquille" Hermès en fit la lyre...

                En musique et chansons Apollon saurait dire :

                "Qu'au départ sans retard s'emporte la victoire".

 

                

                                        

                                                                  oooOOOooo

 

                                 ~ 26. Le chêne et le roseau  ~

                   Au gracieux roseau, l'arbre du roi des dieux

                   proclamait, glorieux, "qu'altesse du bocage

                   et titan des forêts, il fermait le passage :

                   aux vents, à la tempête, aux autans périlleux !..."

 

                   S'en vient un ouragan, des plus impétueux

                   dont Eole et Neptune affectionnent l'usage :

                   soufflant, balançant tel qu'Ulysse avant naufrage,

                   les enfants du Soleil, de mouvements furieux !...

 

                   Le géant lui fait front, quand l'arbrisseau se couche

                   et se penche le bois, sous l'orage farouche :

                   Qui survivra, du souple ou du prétentieux ?...

 

                   Châtier le matamore on a dû s'y résoudre

                   car, de l'Olympe, Zeus a balancé la foudre :

                   "Orgueil" a fait offense aux puissances des cieux !

 

                                                             oooOOOooo

 

                       

                    

                                            ~ 27. La grenouille et le boeuf :

                                 s'embrouille qui fait l'oeuf  ~

                  L'eussent-ils dérobé, les compagnons d'Ulysse(1),

                  ce boeuf au moins pareil à ceux du "dieu Soleil" ?

                  "L'hôtesse des marais" y restait en éveil,

                  non prise d'appétit, mais d'un autre supplice...

 

                  Donc, avisant sa soeur pour lui rendre justice :

                 "L'as-tu vu, dit-elle, hé ? ce vivant appareil ?!

                  Ou bien je le surpasse, ou j'en perds le sommeil !"

                  Et la voici qui souffle, et s'enfle, pour... l'éclipse !

 

                  De la "métamorphose", Ovide(2) a fait état :

                  Celle-ci s'enfla tant... qu'elle s'en éclata !...

                  Est-il un animal au sort si lamentable ?

 

                  Midas(3), au moins, cessa de changer tout en or...

                  S'en voit-il d'aussi fats, vaniteux ou consorts,

                  qu'un souci de grenouille, insoupçonnable... accable.

                                     

 

                                                         oooOOOooo

 

                            

                        ~ 28. Pots de fer et de terre :

                                 Fol choix de partenaire   ~

            Le pot de terre, un jour, s'étonne au pot de fer :

            "Quoi !? Zeus, Diane, Apollon ?! l'Olympe est de voyage !

            Atome, astre, ou planète, on valse au paysage !...

            Sauf nous, privés de bal en ce vaste Univers !"

 

            "C'est vrai ! fait son compère, on n'a que trop souffert :

             avec ses compagnons, Jason pliait bagage !...

             Tel autre, héros d'Ithaque, a quitté son rivage !...

             C'est donc à notre tour, d'aller nous mettre au vert !..."

 

             Sitôt dit, sitôt fait : quittant leur étagère,

             ils s'en vont, cahotant, voir la terre étrangère,

             de près se serrant bien : le monde est incertain !...

 

             L'un l'autre tapotant, s'effrita un destin :

             terre frayant du fer en eut même supplice

             que l'imprudent Iros s'allant "frotter" Ulysse !

                            

                                                 -----------------

                  

                        ~ 29. Hermès et les deux bûcherons  ~ 

             Que "probité oblige", et que "mensonge afflige" :

             un bûcheron, jadis, oeuvrant au bord de l'eau,

             voit sa hache glisser, puis sombrer dans ce flot !...

             Son désespoir est tel, qu'Hermès, ému, s'oblige :

 

             Plongeant dans la rivière, il ressort, ô prodige,

             trois hâches dans ses bras : soit d'un acier brillant,

             soit d'un argent luisant, soit d'un or scintillant !...

             Mais notre homme est honnête : hors son bien, il n'exige

 

             pas plus... obtient les trois, du divin bienfaiteur !...

             Un second bûcheron montra moins de hauteur :

             Dès qu'il apprend ce fait, il tente l'expérience...

 

             et, déclarant à soi l'objet d'or précieux,

             il n'eut aucun des trois, pour ce choix prétentieux :

             pèchant par impudence il n'eut point récompense.

                                                                 ------------------

            

               Passons à la Science(*) et aux choses sérieuses :

                         (*) La "science exacte", prouvée et vérifiable, bien entendu.

                                                   ---oooOOOooo---

   
                                                

                              ~ 30. "Savoir-vivre" an "2084" (1)  ~

                       (Un peu de prospective et "savoir-vivre" en futurismes) 

                         Savoir vivre mille ans et beaucoup "davant'âge",

               en sachant rajeunir autant qu'il nous plaira,

               car chacun, à loisir, selon ce qu'il voudra,

               par dix, vingt ou cent ans !... refleurira son âge :

 

               Tant ragent les savants d'en sortir d'un "brid'âge" 

               A la fin rabat-joie !... Et l'on y parviendra : 

               Par bio-nano-micros, technos et çaetera,

               L'on lui mettra gouverne à ce fol engrenage !...

 

               Tel fut longtemps ce rêve, ainsi que les oiseaux(2)

               De voguer dans l'azur... et, survolant les eaux,

               Nous filons en voyage au-dessus des nuages !...

 

                Maladie, handicaps sont l'objet d'attentions,

                De faim, de pollutions s'occupe "La Nation"(3) :

                Et le Ciel, sans partage, applaudit nos ouvrages(4)(7) !

                                               ---oooOOOooo---

   (1) L'an 2084, en opposition au roman "1984" de George Orwell : ici un "2084" plus optimiste, car "Il faut que le poëte, épris d'ombre et d'azur... devienne formidable à de certains moments" (Victor Hugo - Les Contemplations/Aurore XXVIII, poème à lire en entier sur mon autre site : cliquez ci-dessous :                                                                www.lafranceestbelle.com). 

   (2) Tel "le rêve d'Icare" de la mythologie.

   (3) La Nation Humaine, la Famille Humaine enfin apaisée, sereine et unifiée dans "la Recheche scientifique"  pour la réalisation de ces "espoirs" universels, bien concrets ceux-là.

    (4) Ainsi le disent l'adage latin : "vox populi vox dei", et le dicton français : "ce que l'Homme veut, Dieu veut" (et réciproquement).

Futurismes : Car voici que s'explose, "ici et désormais", notre appréciation et notre vision du monde, celle qui prévalait jusqu'ici.

C'est là, en tous cas, le meilleur remède au problème de surpopulation sur la planète : ira s'amoindrissant, en effet,  notre souci instrinctif de procréation pour se survivre et se prolonger, puisque chacun se prolongera en se rajeunissant à loisir des siècles et des millénaires durant... (Autre solution : l'on pourra toujours développer des villages et des villes flottant sur les océans ou dans l'espace autour de la terre, il reste encore un peu de place par là aussi.)

Miracles des progrès scientifiques : déjà avec la contraception développée au cours du vingtième siècle, tous les moyens scientifiques et techniques convergent en un même faisceau, pour atteindre ces objectifs tout-à-fait humains et légitimes, objectifs inconscients pour la plupart, mais bien réels pour d'autres.

Et ce ne sera point là même la fin de l'évolution humaine (intellectuelle dirons-nous), puisqu'elle se poursuivra, s'amplifiant et se multipliant même désormais avec les moyens des outils ordinateurs et autres technologies.

Imaginez un peu : vous entrez au labo futur, âgé par exemple de 75 ans, et vous en ressortez peu après rajeuni de 50 ans ou plus, avec le visage, le corps et la vigueur de vos 18, 25 ou 30 ans, tout en conservant en mémoire bien sûr tous vos souvenirs de 75 années de vie, et tout prêt à reprendre de passionnantes occupations, voyages, loisirs, etc... et à revivre une autre vie avec votre famille et vos amis rajeunis eux aussi !... Science-fiction aujourd'hui, réalité demain.

Et ce nous est donc un bonheur de songer que nos descendants, proches peut-être, y atteindront. Mondialisation, union internationale dans "la recherche" bientôt : nous sommes en bonne voie !

Ne dit-on pas que "la Nature est bien faite" ? Ou que "le Ciel l'a voulue ainsi" ?

Chacun en conclura, bien sûr, qu'il est donc temps maintenant que les hommes, mettant fin aux querelles anciennes, mesquineries obsolètes (et qui ne mènent à rien), se liguent désormais pour s'attaquer, tous unis, à notre seul véritable ennemi sur cette terre (et de longue date !) : on est bien tous d'accord.

Tel, dans cette perspective, sera enfin le pôle, l'axe de nos préoccupations actuelles et futures. Nous le savons désormais, éclairés, courageux, tout-à-fait réveillés et conscients.

Alors, ainsi, tant d'autres problèmes s'en trouveront d'eux-mêmes enfin résolus, pour tous...

Et donc, tout cela, bien sûr que nous le ferons, puisque nous le voulons tous !

PS.-  Il va sans dire que nous nous réjouissons tous, et très fort, que les personnes heureusement fortunées soient si bien avisées (bien que déjà généreusement impliquées par ailleurs) d'investir aussi dans ces mines d'un nouvel or... vivant !

Pressons ! Pressons ! Assez perdu de temps comme çà !... 

Et plus, nos descendants futurs "cent-millenaires"(5) verront bien que nous n'étions quand même pas des nigauds (ni des demeurés) dans les années 2000 !  

(5) De centenaires : "cent-millenaires", "milliontenaires" ou "milliardnaires" : ce sont encore des mots nouveaux à prévoir, et qui figureront dans les prochains dictionnaires (on peut déjà s'en réjouir dès aujourd'hui, rien que pour faire la nique à la vie !... Ah mais !...(*))

Et, plaisanterie "riche" et facile, on s'accordera qu'un "milliard'naire" cela vaut, quand même, cent mille fois mieux (et plus cher !), qu'un simple "milliardaire" ! (Encore que l'un n'exclut pas l'autre).

Et pourquoi pas s'en réjouir dès aujourd'hui ? Dès maintenant, en voyant une de nos connaissances qui nous paraitra être en pleine forme, fraîche et revigorée, comme rajeunie, alors, tel que prochainement après le bref passage au "laboratoire", sachons la plaisanter en lui disant : " Tu sors donc du labo ? " De quoi se sentir mieux et, de proche en proche, suggérer et générer un surcroît d'efforts sur la planète pour atteindre ce but d'immortalité...

Maintenant à vous de jouer, vous tous bio-informatico-génético-etc... et tous autres chercheurs et spécialistes en bio : qu'attendez-vous ?! (6). J'en assez dit, et je ne peux quand même pas tout faire moi-même (et à moi tout seul !) !...Non ?... Répondez !

        - Euh ?! Attends...Hé ! Bien sûr qu'on y travaille, et tous encore !.. Un peu, oui !... (Ah mais !!) (*)
        - Ah bon !...                      (Ouf ! c'est pas trop tôt...)

(*) "Ah mais !"  in extenso : "On va y arriver oui !!?... Non mais !!!"

(6) Il y a, paraît-il, des gens qui s'impatientent (hum !).

(7) Voir mon autre sonnet "Le marchand de statue", dans la suite ci-dessous.

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                  ~ 31. Aux Chefs d'Etats et "Richissimes"

                                        de la planète   ~

               Sachons vivre mille ans et beaucoup "davant'âge",

                en sachant rajeunir autant qu'il nous plaira,

                car chacun, à loisir, autant qu'il le voudra,

                par dix, vingt... ou cent ans !... refleurira son âge.

 

                Tant ragent les savants d'en sortir d'un "brid'âge"

                 à la fin rabat-joie... Et l'on y parviendra :

                 par bio-nano-micros, technos et cetera,

                 l'on lui mettra gouverne à ce fol "engren'âge" !

 

                  Tel fut longtemps ce rêve, ainsi que les oiseaux,

                  de voguer dans l'azur, et... survolant les eaux,

                   nous filons en voyage au-dessus des nuages !

 

                   Maladie, handicaps, sont l'objet d'attentions,

                   de faim, de pollution, s'occupent les nations,

                    et l'Espoir et la Foi(1) conduisent nos ouvrages(2)...

                    (1) La Foi sacrée en l'Homme, bien sûr... (et bien plus sûr !).

                          (2) Voir mon autre sonnet "Le marchand de statue" ci-après.

               
     

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Retour aux fables

          

 

                                            ~  32. D'un héron en errance

                                 astreint à l'abstinence   ~

                 Ainsi, mirant jadis dans l'eau son beau visage,

                 s'attendrissait Narcisse... A toute autre passion

                 dessus l'onde, un héron qui lorgnait du poisson,

                 s'adonnait, impassible, ogre en ce paysage !

 

                 Aux gens de la rivière il ne faisait pas grâce :

                 D'un lancer foudroyant son long bec éperon

                 les envoyait presto nager dans l'Achéron !

                 Sa méthode efficace en décimait la race...

 

                 Passaient dans le  flot clair, luisant sous Apollon :

                 lotte, ou brème, ou goujon... "Bof ! Ne nous affolons...

                 Pas vous ! dit-il, tout doux !... notre affaire est instruite,

 

                 Nous prendrons du plus fin : ce sera de la truite !..."

                 Ce choix trop sélectif, il l'attendit en vain...

                 Point d'Achéron, de Styx : il repartit à jeun !

 

          
 

                                                          oooOOOooo

                          ~ 33. Le cadeau de Pandore

                                 et les Maux à pléthore   ~

                 Hésiode, en sa Genèse, en parle et subodore

                 la malice des dieux au cadeau facétieux

                 (que Prométhée, outré, taxait de spécieux ! ) :

                  Zeus, à Epiméthée, octroyait sa Pandore...

                

                 Esope, dans sa Fable, en écho corrobore,

                 et rapporte aussi bien d'autres faits odieux :

                 "ces Maux chassant les Biens qui s'envolent aux cieux,

                 nous laissant accablés de tracas à pléthore..."

 

                 Que valent ces propos en destins alarmants,

                 qui voilent d'autres mots aux desseins plus charmants :

                 Soit Plutarque ou Montaigne, on trouve plus d'un sage

 

                 qui souvent nous enseigne et trousse en beau message :

                 "Qu'amour, adversité, sont sources de trésor,

                 Qui vous font progresser vers un plus bel essor !".

                                                        ---oooOOOooo---

           

                              ~ 34. Le loup et le chien  ~

                       (Du loup au chien intègre : un entretien en règle !)

                    Ce loup... n'est pas celui du "rouge Chaperon"...

                    Celui-ci - qu'observait un chien d'abord sévère,

                    Portant beau, poil luisant - songeait devant Cerbère :

                    "L'aborder doucement, nous en réchapperons..."

 

                    Celui-là, des moutons, c'était le tâcheron !

                    Par l'enclos sentinelle, il ne plaisantait guère,

                    Clamant, aboyant fort : "Gagnez votre repaire !

                    Sinon, de votre sort nous nous occuperons !"

 

                    Filant par la forêt, l'autre, vif, court encore...

                    Tel allié si fidèle, illustrons-en le score :

                    Non-voyants, policiers... et la traque aux "narcos"!...

 

                    Et d'un grand voyageur son émouvant Argos...

                    Au logis, sans repos !... Il vaut tant qu'on le nomme,

                    C'est juste et de propos : "meilleur ami de l'homme".

                           

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                          ~ 35. Le marchand de statue :

                                tant l'Homme s'évertue  ~

                    La Vénus de Milo n'était pas son ouvrage,

                    L'audacieux polisseur d'un Hermès peu flatteur,

                    Qu'il s'employait à vendre au quidam amateur

                    En place de village, en subissant l'outrage.

 

                    Les sacasmes pleuvaient : "Pauvre Hermès ! Bon courage"

                        -  Praxitèle ? ou Myron ? Lequel en est l'auteur ?...

                    - Trop laid ton Apollon ! s'en bidonne un rieur.

                     Mais lui s'enhardissait en louange et hommage...

 

                     "Sculpteur aventureux et novice en beaux-arts :

                     N'est pas Phidias qui veut, Michel-Ange ou Mozart !..."

                           Mais l'Homme est ambitieux(1), indomptable Protée

                    

                     Dès le printemps du feu, présent de Prométhée ;

                Tels "des Muses"(2), ses chants, aujourd'hui des "mensonges"...

                   Demain sont "vérités"(3) : s'accomplissent les songes(4)(5)...

                     (1) C'est ainsi que ce jeune homme "ambitieux" pourrait perfectionner son style s'il persiste dans son art et s'il "s'évertue" à fréquenter l'atelier de bons artistes : alors son art maladroit "aujourd'hui" sera-t-il meilleur "demain", tant "c'est en forgeant que l''on devient forgeron".

                     (2) Comprendre "Tels ceux des Muses"

                      (3) Muses de l'Olympe, filles de Zeus à l'égide, "nous savons conter des                               mensonges pareils à des vérités..." (Hésiode - Théogonie.L25).

                      (4) Ainsi l'Homme, "ambitieux", "indomptable Protée", réalise-t-il ses                                        rêves ou "songes" en tous domaines.

                       (5) Voir mon autre sonnet "Savoir-vivre an 2084" ci-dessus.

              Calliope, Clio, Erato, Melpomène,Terpsichore, Polymnie, Euterpe, Thalie, Uranie.

 Les 9 muses, cliquez : http://www.dieux-grecs.fr/les-neuf-muses.htm

                                                https://mythologica.fr/grec/muses1.htm

 

                                                 ---oooOOOooo---

 

                     ~  36. D'Aigle et Renard, sacrée,

                                l'Amitié massacrée  ~

 

                    Cet aigle et ce renard, amis au paysage,

                    Protestent qu'au même arbre on n'y fonde foyer :

                    L'un, dans un creux au pied s'installe son terrier,

                    L'autre place son aire au plus haut du feuillage...

 

                    Esope dans sa fable en a mauvais présage :

                         Dès les renardeaux seuls - leurs parents éloignés

                    En quête de repas - leur voisin dévoyé,

                    Au dam de l'amitié, s'en fait un beau carnage !

 

                    Sauf qu'Eole a puissance à grand souffle de vent :

                    Les aiglons balancés au sol, des ci-devant,

                         Répliqueront le sort... Emportant Ganymède

              

                    L'oiseau de Jupiter, ou l'exploit d'un Diomède

                    Dommageable aux troyens, sont faits circonstanciels,

                          Lesquels impliquent moins la punition du ciel.

 

                                                  ---oooOOOooo---

 

                 

                  ~ 37. Le Chevrier, la chèvre sauvage...

                   et le loup qui n'est pas un "tourlourou"  ~

             Ce pâtre a son troupeau, rentrant de pâturage,

             Assemblé dans l'enclos, habituel abri,

             Lorsque, à le recompter, il est heureux, surpris :

             Son cheptel s'est accru d'une chèvre sauvage !

 

             Lors, il n'a pas manqué de gaver en fourrage

             La fière "pensionnaire" : ô le soin qu'il a pris !

             Tout cela aux dépens des chèvres et cabris !...

              Elle, à tant d'attentions, s'en crut de haut lignage...
              

             Donc, tôt, vers "la montagne", arguant d'une Amalthée

             Nourricière de Zeus ( parenté frelatée ! ),

             Elle s'en fut : des dieux(1), des instincts de sauteuse,

 

             L'abîme, les sommets, la vie aventureuse...

             Tel, "de Monsieur Seguin" fuyant le soin jaloux,

             La "Blanquette" aux "yeux doux", courant périr au loup(2)!...

    (1) Les dieux habitent au sommet de "la montagne" Olympe.

    (2) Et de loups il en est de toute sorte : loup-garou, loup gourou, loup voyou, loup fanatique...

                Pour lire "La chèvre de Mr Seguin", conte d'Alphonse Daudet, cliquez ci-dessous :

https://www.maison-facile.com/magazine/bebe-nourrisson/occuper-un-enfant/513-alphonse-daudet-la-chevre-de-m-seguin/

http://fr.hellokids.com/c_70/lire-et-apprendre/contes-classiques/les-contes-d-alphonse-daudet/la-chevre-de-monsieur-seguin

                          

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~ 38. L'Airette à Aubenas  ~

             A l'aube, à Aubenas, de monts aux teintes bleu-

             et, violette... et puis rose, ou ceints de brumes fraîches,

             S'écoule en ruban bleu, transparente, l'Ardèche,

             Miroir d'azur des cieux, d'abrupts verts, d'or sableux.

          

              A midi, le campeur, d'un autre "cordon bleu"

              S'en va faire requête aux saisons de la pêche :

              Altéré, il arrive en ville, et se dépêche,

              Anxieux d'une eau plus fraîche... à son palais, parbleu !

 

               Tout là-haut le château s'enchante de boutiques,

               Sons, couleurs du marché, senteurs aromatiques,

               Foule en fête en cité antique des Montlaur...

 

                S'orne la rue en fleurs, lavande, lauriers roses...

                La cigale, "aux pins", braît qu'un beau soleil arrose

                Aubenas et, le soir, sème sur les monts l'or...

 

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~ 39. Le Loup et l'Agneau  ~

              Un loup tançe l'agneau buvant au bord de l'eau :

              - Tu troubles ma boisson ! lance-t-il en colère.

              - Je suis, répond l'agneau, plus bas sur l'onde claire...

               Cet entretien cruel survient au long du flot,

 

               Esope et La Fontaine ont dépeint le tableau :

                - L'an passé, dit le loup, tu insultais mon père !

                L'agneau n'était pas né : l'annonce va déplaire ;

                C'est les chiens, les bergers !... Tout un méli-mélo,

           

                 L'agneau a tous les torts : aussi, Le loup le mange !...

                 Ainsi fut-il d'Ilion, et son destin étrange,

                 D'un pauvre Cicéron, au discours maladroit,

    

                  Et d'un Ovide alors, quel fut son mauvais rôle ?

                  D'un grand Patron, encor traqué en vilain drôle,

                  D'un Fouquet en émoi, aux geôles de son roi...

 

      A mes aimables lectrices et lecteurs, que je remercie, et auxquels je demande de ne pas s'impatienter : en effet, il sera bientôt édité un 1er ouvrage de mes fables, avec illustrations, ainsi qu'un joli conte de fées, et une petite pièce de théâtre pour les enfants... et pour tous les jeunes de 7 à 117 ans... et autres jeunes "milliontenaires" et "milliardnaires" à venir... j'espère bien !

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